Edito

Pas d’audace sans ferveur
Homélie du 15 juillet 2018  - 15ème dimanche du temps ordinaire
Mc 6,7-13

Quels sont les risques que Jésus prend en envoyant ses disciples au devant de lui ? Qu’ils se fassent assassiner ? Comme dans la parabole des vignerons homicides (Mt 21 ou Mc 12), où les serviteurs envoyés par le maître se font maltraiter et tuer ? Non, ici, l’heure n’est pas venue où « ceux qui vous tueront dit Jésus s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu » (Jn 16, 2). Le risque pour l’instant est d’être mordu par des chiens errants : prenez un bâton.

Ce risque est-il que nous déformions le message, que nous inventions, comme certains le prétendent, des sacrements que Jésus n’aurait pas lui-même institués ? Il nous a rassurés sur ce point, y compris pour les heures les plus difficiles : « Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous » (Mt 10, 20).

Le risque que prend Jésus est que nous comptions sur nos propres forces.

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